L’anorexie d’un chat correspond à une perte d’appétit entraînant une perte soudaine ou progressive de poids. Ce signe clinique peut cacher un problème médical sous-jacent. La consultation vétérinaire est essentielle pour faire des examens, trouver la causer et mettre en place un traitement médical si besoin. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le chat anorexique !
Qu’est-ce qui peut provoquer une anorexie chez un chat ?
L’anorexie – ou perte d’appétit – est un symptôme et non une maladie du chat. Plusieurs causes peuvent expliquer qu’il refuse de s’alimenter et par conséquent, perd du poids. Une consultation vétérinaire est de mise !
Les maladies bucco-dentaires
Fréquentes chez le chat, les maladies bucco-dentaires l’empêchent de se nourrir correctement à cause de la douleur. Elles entraînent une hypersalivation et une mauvaise haleine. C’est le cas de la gingivite (inflammation des gencives), de la gingivo-stomatite (atteinte de la cavité buccale) et de la maladie parodontale (gingivite + tartre = déchaussement des dents).
Les infections virales ou bactériennes
Certaines infections (virus et/ou bactéries) comme le coryza, le sida du chat ou la leucose féline peuvent causer de la fièvre, de la fatigue, une perte d’appétit, voire une perte de l’odorat à cause du nez bouché notamment lors de la grippe féline. Ce qui peut entraîner une anorexie chez le chat.
Les troubles digestifs ou gastro-intestinaux
Les problèmes digestifs ou gastro-intestinaux provoquent de la nausée, des vomissements, des douleurs abdominales, de la diarrhée. Ces troubles peuvent survenir lors d’une gastrite, d’une pancréatite, d’une occlusion intestinale ou encore lors de la prolifération de parasites intestinaux.
Les maladies métaboliques et endocriniennes
Certaines maladies chroniques comme le diabète sucré, l’insuffisance rénale et l’hyperthyroïdie peuvent entraîner une baisse de l’appétit chez le chat, amenant à une perte de poids.
Les intoxications
Si le chat ingère des plantes toxiques, des médicaments pour humains ou des produits ménagers, il se met gravement en danger. Les intoxications sont des urgences vétérinaires.
Les troubles locomoteurs
La plupart des chats âgés souffrent de problèmes articulaires. L’arthrose est la principale maladie qui empêche l’animal de se déplacer normalement et s’accompagne de douleurs. Il se peut que le chat ne puisse pas accéder à sa gamelle de nourriture (en hauteur, par exemple) ou n’ait pas la force de se déplacer.
Le stress
Un changement dans la routine (déménagement, travaux, nouvel animal…) du chat peut influencer son appétit. Comme il est sensible aux perturbations qui peuvent survenir dans son environnement, il peut se stresser, se rendre malade et arrêter de se nourrir.
Bon à savoir : la psychologie a toute sa place et s’appelle l’anorexie psychogène. Comme le chat est un animal sensible, il peut refuser de manger lors d’une modification de ses petites habitudes.
Les troubles neurologiques
Une atteinte au niveau du cerveau peut désorienter le chat et il peut éprouver des difficultés à manger.
Les cancers ou les tumeurs
Les cancers et les tumeurs peuvent toucher de nombreux organes. Malheureusement, ils altèrent l’état de santé général du chat et particulièrement son appétit avec un amaigrissement progressif.
Les troubles liés à l’âge ou la sénescence
À partir de 16 ans, un chat peut souffrir d’un dysfonctionnement cognitif. L’appétit peut alors diminuer. Il est également bon de savoir que de nombreux chats âgés sont atteints d’une maladie chronique associée.
Quels sont les symptômes de l’anorexie chez un chat ?
Quand un chat souffre d’anorexie, il manifeste différents symptômes tels qu’une perte d’appétit. Il refuse de manger ou alors il mange très peu d’aliments par rapport à avant. Il perd du poids et ses côtes et sa colonne vertébrale sont visibles et perceptibles au toucher. Le chat est fatigué, se cache et ne veut pas jouer. Il peut vomir, avoir de la diarrhée ou de la constipation, des gencives sèches et un pelage terne. Une consultation vétérinaire est primordiale pour connaître la raison de cette anorexie et mettre en place un traitement si besoin.
Bon à savoir : la lipidose hépatique est une maladie grave qui arrive quand un chat en surpoids ne mange plus. Le foie se retrouve engorgé de graisses (triglycérides) et cet organe sature. C’est une urgence vétérinaire !
Comment diagnostiquer l’anorexie chez un chat ?
Le vétérinaire examine la cavité buccale du chat, vérifie s’il est bien hydraté, prend sa température, palpe son abdomen et vérifie son poids sur la balance. Il réalise également des examens complémentaires comme une prise de sang pour rechercher une infection, une inflammation et connaître l’état des organes, mais également une analyse d’urine. Le praticien a recours à l’imagerie avec la radiographie et l’échographie. Il peut également effectuer des tests spécifiques s’il pense à une maladie virale ou bactérienne.
Comment traiter l’anorexie chez un chat ?
En fonction du diagnostic médical, le vétérinaire peut prescrire des antibiotiques, des antidouleurs, des anti-inflammatoires, des anti-émétiques, voire un traitement spécifique si une maladie chronique est établie, entre autres. Pour booster l’appétit du chat, il existe des aliments appétents et des pâtes vétérinaires. La pâtée qui est servie tiède (comme une proie) dans la gamelle offre plus d’odeurs alléchantes. L’eau propre et fraîche doit être disponible en permanence pour qu’il reste bien hydraté. L’environnement doit être serein sans aucune source de stress. La diffusion de phéromones félines peut aider.
L’assurance chat Assur O’Poil aide à la prise en charge des frais vétérinaires en cas de maladies ou d’accidents et le remboursement des factures est possible selon la formule et les modalités prévues dans le contrat.
Quelles sont les mesures préventives ?
- Offrir une alimentation équilibrée et adaptée au profil du chat.
- Nettoyer les gamelles entre chaque repas pour éviter les mauvaises odeurs.
- Réaliser une transition alimentaire sur 7 jours en cas de changement de nourriture.
- Favoriser un environnement apaisant et enrichi avec des jouets, des cachettes, des couchages et des postes d’observation en hauteur.
- Entretenir les dents du chat avec des produits vétérinaires adaptés.
- Vacciner le chat selon le protocole vaccinal mis en place par le vétérinaire.
- Vermifuger le chat pour éviter les parasites internes.
- Surveiller le poids du chat régulièrement.
- Éviter les plantes toxiques et autres éléments néfastes pour sa santé dans son environnement.
- Consulter un vétérinaire régulièrement.