Le coryza du chat : guide complet sur la grippe féline

Le coryza du chat : guide complet sur la grippe féline
Petit chaton de rue noir malade assis sur des feuilles

Le coryza (également appelé rhinotrachéite féline) est une grippe féline. Il touche uniquement les voies respiratoires hautes chez le chat et différents agents pathogènes sont responsables : des virus et des bactéries. Extrêmement contagieux, le coryza du chat engendre plusieurs symptômes impliquant une consultation vétérinaire rapide pour éviter des complications médicales qui peuvent mettre sa vie en danger.

Qu’est-ce que le coryza du chat ?

Le coryza ou rhinotrachéite féline est une maladie infectieuse fréquente qui touche les voies respiratoires. Elle est très contagieuse entre les chats et semble davantage se présenter lors des périodes froides de l’année. Le coryza est grave, car il peut laisser des séquelles à l’animal de compagnie ou engendrer sa mort.

Bon à savoir : il ne faut pas confondre le rhume du chat et la grippe du chat !

Comprendre les causes et les agents pathogènes du coryza

La majeure partie des cas sont provoqués par l’Herpèsvirus et le Calicivirus (80 %). Puis, le restant est dû à la Chlamydophila.

Les virus impliqués dans le coryza félin

Le coryza implique plusieurs agents pathogènes dont notamment des virus comme l’herpèsvirus de type 1, le calicivirus félin et les réovirus.

Les bactéries et surinfections courantes

Le coryza implique plusieurs agents pathogènes, notamment des bactéries comme Chlamydophila, Bordetella bronchiseptica, Pasteurella, Mycoplasmaspp. et bien d’autres ! En temps normal, le chat souffre d’un virus, puis cela peut se transformer en surinfection bactérienne.

Comment le coryza se transmet-il entre chats ?

Le coryza est extrêmement contagieux entre les chats. Cette transmission de manière directe est la plus fréquente et dans une moindre mesure de manière indirecte. Le calicivirus reste le virus le plus virulent, car il est très résistant dans l’environnement et contamine beaucoup de chats très facilement.

La transmission directe et indirecte

Agent pathogèneMode de transmission
Herpèsvirus félin de type 1 (FeHV-1)Contact direct (sécrétions nasales, oculaires, salive), contact indirect (objets contaminés). Le virus reste inactif et peut se réactiver lors d’un stress ou d’un problème de santé
Calicivirus félin (FCV)Contact direct et indirect. Virus ultra résistant dans l’environnement (plusieurs jours à semaines)

Les facteurs de risque de contamination

Les chatons, les chats d’extérieur, les chats malades, les vieux chats, les chats des chatteries, les refuges et les chats errants sont les plus touchés. Les chats d’intérieur peuvent également être contaminés par le biais des vêtements et des chaussures de leur maître et s’ils rentrent en contact avec des chats qui sortent.

Quels sont les symptômes du coryza chez le chat ?

Les symptômes du coryza sont simples à observer. Le maître ne doit pas hésiter une seule seconde avant de consulter un vétérinaire, car une prise en charge rapide permet une meilleure guérison.

La période d’incubation et premiers signes

La période d’incubation est assez courte, de l’ordre de 2 à 5 jours avant l’apparition des premiers symptômes, à savoir des larmoiements et des éternuements qui doivent mettre la puce à l’oreille très vite.

Les symptômes respiratoires, oculaires et généraux

Un chat atteint de coryza souffre d’une inflammation des voies respiratoires hautes, notamment le nez, la trachée et le larynx. Il manifeste des éternuements, de la toux, de la fièvre, des écoulements oculaires et nasaux et une perte d’appétit à cause du nez bouché. Il peut présenter des ulcères buccaux.

Les complications possibles et signes de gravité

Les complications sévères surviennent notamment quand la prise en charge est jugée trop tardive. La maladie peut atteindre les voies respiratoires basses et engendrer une pneumonie (respiration rapide, toux, fatigue).

Les yeux du chat sont affectés et touchés plus durablement par une conjonctivite pouvant entraîner un ulcère de la cornée. C’est pour ces raisons importantes que la consultation vétérinaire ne doit pas attendre.

Comment diagnostiquer le coryza chez mon chat ?

Le diagnostic du coryza repose sur un test PCR avec le prélèvement d’un échantillon d’écoulement nasal et oculaire. Un prélèvement buccal est également possible en cas de gingivite. Ces prélèvements sont envoyés dans un laboratoire spécialisé.

Le traitement du coryza du chat : approches médicales et naturelles

Ce syndrome respiratoire peut guérir spontanément, mais la plupart du temps le chat a besoin d’un traitement pour aller mieux. Il n’existe pas de traitement curatif pour le coryza. Toutefois, le vétérinaire propose un ensemble de soins permettant de lutter contre les virus et les bactéries et d’améliorer la respiration.

Les traitements vétérinaires : antibiotiques, antiviraux et soins de support

La mise en place d’un traitement médicamenteux est essentielle pour éviter une complication médicale, appelée « pneumonie », une maladie grave qui affecte les poumons. Généralement, le vétérinaire prescrit des antibiotiques, des anti-inflammatoires et parfois des antiviraux.

Le recours à l’aérosolthérapie permet de soulager les voies respiratoires de l’animal. Cela consiste à réaliser une inhalation au chat : 1 bol d’eau chaude avec un modificateur d’ambiance respiratoire placé devant la caisse de transport dans une pièce de petite taille et le chat à l’intérieur.

Selon son état de santé, il peut être hospitalisé et mis sous perfusion afin de le réhydrater et le réalimenter. Celui-ci reste alors plusieurs jours dans la structure vétérinaire afin qu’il retrouve une meilleure santé.

Les remèdes naturels et les compléments alimentaires (L-Lysine)

Il est possible de soigner votre chat atteint de coryza avec des médecines naturelles. Toutefois, ces dernières interviennent uniquement en complément d’un traitement vétérinaire. Il n’est pas possible de traiter cette maladie respiratoire uniquement avec des remèdes naturels ou des compléments. Un avis vétérinaire reste toujours de mise afin de veiller à sa santé et son bien-être.

  • L’homéopathie : allium cepa (écoulement nasal, éternuements) ; sabadilla (larmoiement, éternuements) ; nux vomica (éternuements à répétition, nez bouché, écoulement nasal clair).

Si le chat a été diagnostiqué porteur d’un herpès virus, le vétérinaire prescrit un supplément nutritionnel en L-Lysine afin de soutenir ses défenses immunitaires. Il peut aussi intervenir en prévention d’une récidive.

L’importance des soins hygiéniques et de l’alimentation

Un nettoyage des yeux au quotidien, à l’aide d’une lotion oculaire pour chat et de compresses, est nécessaire pour retirer les larmes et les sécrétions collées.

Le nez bouché ne donne pas forcément envie à un chat de manger. Afin de booster son appétit, il est conseillé de lui proposer de la pâtée de haute qualité. Cette alimentation humide doit être servie à température ambiante (tiède comme une proie). Elle est riche en saveurs et stimule la prise de nourriture.

Quelle est la durée du coryza et quel pronostic pour mon chat ?

Il est important de savoir combien de temps dure un coryza et si le chat peut vivre en bonne santé après avoir été traité par un vétérinaire.

L’évolution de la maladie et durée des symptômes

Généralement, le coryza dure entre 1 et 3 semaines avec un traitement vétérinaire mis en place. Il est bon de savoir que le chat reste porteur à vie de la maladie et peut rester contagieux plusieurs mois après sa guérison.

L’espérance de vie et risques de chronicité

Après avoir guéri du coryza, le chat détient une espérance de vie normale. Une surveillance est tout de même de mise, car la maladie peut de nouveau s’activer lors d’un facteur déclencheur : stress, mise bas, vaccin ou maladie sous-jacente.

La prévention du coryza : comment protéger mon chat ?

La prévention contre le coryza prend différentes formes. Elle concerne la protection du chat avec une vaccination complète et à jour ainsi que des mesures d’hygiène et d’isolement.

La vaccination : un outil essentiel

La vaccination du chat contre le coryza est essentielle. Elle ne le protège pas contre la contraction de la maladie mais évite les formes graves. Cette vaccination est possible à partir des 8 semaines du chat, avec un rappel à 12 semaines et à 16 semaines. Puis, tous les ans, le chat doit recevoir son rappel de vaccination chez le vétérinaire afin de dynamiser son système immunitaire.

Il est important de savoir que même vacciné, un chat peut avoir un coryza. Mais, la charge virale est moins importante avec uniquement la manifestation de symptômes légers.

Le vaccin contre la chlamydiose féline est également recommandé pour éviter la conjonctivite.

Bon à savoir : l’assurance chat Assur O’Poil propose un forfait vaccination dans les formules de protection Chat +, Préventive, Intégrale et Confort.

Les mesures d’hygiène et d’isolement

Il est important de maintenir une maison propre en toutes circonstances. L’hygiène passe aussi par le lavage des gamelles d’eau et de nourriture et le nettoyage des espaces de repos et de la litière. Il convient également de ne pas laisser sortir un chat qui n’est pas vacciné contre le coryza, car il risque de contracter la maladie. Le maître doit penser à ne pas marcher avec ses chaussures d’extérieur dans l’environnement de son chat et à bien ranger ses vêtements qui peuvent être porteurs d’agents pathogènes.

Le renforcement du système immunitaire

Les acides gras essentiels, oméga 3 et 6, permettent de booster le système immunitaire d’un chat. Les huiles de poisson (huile de saumon, huile de sardine…) prennent soin de sa peau, de son pelage, de ses articulations mais également de son organisme. Elles détiennent des propriétés anti-inflammatoires naturelles et aident à combattre les virus et les bactéries.

L’alimentation équilibrée et de haute qualité soutient également ses défenses immunitaires grâce aux nutriments essentiels. Elle peut se composer de croquettes et de pâtées. L’eau de boisson propre et fraîche est un élément tout aussi important qui veille à la bonne hydratation du chat.

L’huile de CBD pour chat fait partie des solutions anti-stress et permet le renforcement du système immunitaire et l’apaisement des inflammations.

Le coryza du chat est-il transmissible à l’homme ?

Le coryza n’est pas une zoonose. De ce fait, elle ne se transmet donc pas à l’Homme (ni aux chiens). Mais, il est bon de savoir que le maître peut contaminer son chat par le biais de ses vêtements et de ses chaussures, car il peut rapporter avec lui des bactéries et des virus dans le logement. Le coryza concerne alors aussi bien le chat d’extérieur que le chat d’intérieur. C’est pourquoi, des précautions sont de mise, comme le fait de retirer les chaussures avant de rentrer et de ne pas laisser traîner les vêtements partout.

Que faire si mon chat a le coryza et que j’ai d’autres animaux ?

Si le foyer comporte plusieurs chats, il convient d’isoler le chat malade du coryza des autres petits félins sains dans une partie de la maison où il pourra recevoir les soins vétérinaires nécessaires à sa guérison. Le maître doit penser à bien se laver les mains après l’avoir manipulé pour ne pas transmettre la maladie dans l’environnement ou aux autres chats de manière directe.

Bon à savoir : le coryza du chat ne se transmet pas aux chiens !

Quand consulter un vétérinaire en urgence ?

Quand un chat refuse de manger à cause des ulcères dans sa bouche, perd du poids, souffre de difficultés respiratoires, il est indispensable de consulter un vétérinaire en urgence. L’animal est généralement hospitalisé, perfusé et sondé pendant plusieurs jours jusqu’à ce qu’il soit de nouveau sur pattes.

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