La piroplasmose chez le chien : une maladie grave à connaître

La piroplasmose chez le chien : une maladie grave à connaître
chien mignon assis dans un champ fleurs de lavande en été

Cette maladie parasitaire est la hantise de tous les propriétaires de chiens ! La piroplasmose du chien est transmise par la morsure d’une tique infectée. La multiplication de ce parasite dans les globules rouges de l’animal provoque divers symptômes à prendre très au sérieux. Une consultation en urgence est nécessaire afin d’augmenter les chances de guérison.

Qu’est-ce que la piroplasmose chez le chien ?

La piroplasmose est connue sous le nom de babésiose. Il s’agit d’une maladie parasitaire causée par une tique infectée qui se nourrit du sang du chien. Cette tique injecte un petit parasite le babesia canis grâce à sa salive infectée. Il se multiplie dans les globules rouges du canidé et les fait éclater. Une anémie se produit et les organes sont à leur tour touché, notamment les reins et le foie. La piroplasmose sévit généralement du printemps à l’automne. Il est possible de retrouver les tiques dans les hautes herbes. C’est pourquoi, il faut faire preuve de prudence lors des balades avec son animal de compagnie pendant ces périodes de l’année et prendre les mesures adéquates.

Comment le chien attrape la piroplasmose ?

Le chien se fait mordre par une tique infectée. Elle lui injecte le parasite babesia canis présent dans sa salive lorsqu’elle se nourrit de son sang. Ce parasite s’infiltre dans sa circulation sanguine et contamine ses globules rouges. Cette tique se retrouve généralement dans les jardins où il y a un manque d’entretien. Elle peut également se cacher à proximité des clôtures. Ensuite, on peut retrouver cet acarien dans les chemins de campagne, les forêts et les champs.

Quels sont les symptômes de la piroplasmose chez le chien ?

La période d’incubation s’étend de quelques jours à plusieurs semaines. Quand les signes cliniques se déclenchent, le chien manifeste de la fièvre (40 à 41°C), un abattement, une perte d’appétit, des vomissements, des urines sont foncées (couleur café), des difficultés respiratoires et une tachycardie (accélération du rythme cardiaque). Au moindre doute, il convient de consulter en urgence un vétérinaire. Il est important de rappeler que la piroplasmose est mortelle si elle n’est pas prise en charge rapidement.

Comment diagnostiquer la babésiose ?

Après la description des symptômes du chien, le vétérinaire procède à une analyse de sang pour un examen au microscope. Il s’agit de quelques gouttes de sang prélevées dans l’oreille du chien et qui sont déposées sur une plaque de verre. Ce frottis sanguin permet de confirmer la présence du parasite à l’intérieur des globules rouges.

Comment traiter un animal atteint par la piroplasmose ?

Quand le chien a bien la piroplasmose, le vétérinaire fait une injection (généralement Carbésia) pour éliminer le parasite de son organisme. Il peut aussi inclure des aliments complémentaires afin de soutenir la fonction hépatique. En revanche, si le chien ne va pas bien, une perfusion est primordiale, notamment si l’anémie et l’atteinte rénale sont importantes. Une transfusion sanguine est également possible selon le cas. Le risque de récidive est possible mais reste relativement faible.

Prévenir la piroplasmose avec un vaccin

Faire vacciner son chien contre la piroplasmose peut être la solution s’il n’a jamais eu cette maladie parasitaire. La vaccination peut se faire chez le chien âgé de 5 mois. Il est nécessaire de procéder à deux injections à 4 semaines intervalles. Le rappel peut se faire tous les 6 mois ou tous les ans selon le lieu de vie du chien. Le vaccin coûte en moyenne 80 euros. Toutefois, ce vaccin contre la piroplasmose ne protège pas l’animal totalement et peut même cacher certains symptômes s’il est atteint par le parasite. Il est judicieux d’en discuter avec un vétérinaire.

Quelles sont les régions les plus touchées par la piroplasmose ?

De nombreuses régions françaises sont touchées par la prolifération des tiques infectées. C’est notamment le cas des régions où il y a beaucoup de forêts et de paysages vallonnés (Auvergne-Rhône-Alpes, Alsace) et des zones très humides (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur). Les endroits ruraux sont également très sensibles à la piroplasmose. En effet, la campagne est un lieu à risque à ne pas sous-estimer. Concernant les saisons, les tiques prolifèrent tout au long de l’année.

Y a-t-il des races de chiens prédisposées à la morsure d’une tique ?

Tous les chiens peuvent attraper la piroplasmose. Toutefois, cette maladie parasitaire peut toucher certaines races de chiens qui vivent dans des endroits où les tiques prolifèrent. C’est le cas notamment des chiens de chasse (Braque Allemand, Golden Retriever, Setter Anglais, Fox Terrier…) et des chiens de berger (Border Collie, Berger Australien, Colley, Berger Blanc Suisse…).

Une attention particulière doit également être prise pour les chiens à poil long comme le Berger Allemand, le Cavalier King Charles Spaniel, le Chow-Chow ou encore le Shih Tzu. En effet, il est plus difficile de détecter la présence d’une tique dans un pelage dense et épais. C’est pourquoi, il est important de vérifier la peau du chien régulièrement.

La piroplasmose est-elle transmissible à l’Homme ?

La piroplasmose du chien n’est pas une zoonose. Ce qui signifie qu’elle ne se transmet pas à l’Homme. Toutefois, une tique peut transmettre d’autres maladies aux êtres humains comme la plus connue : la Maladie de Lyme. C’est pourquoi, de nombreuses précautions sont à prendre lors des promenades. En cas de morsure d’une tique et si des symptômes surviennent (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires…), il convient de consulter un médecin.

Piroplasmose du chien : 3 conseils préventifs à suivre !

La prévention contre les tiques chez le chien est nécessaire afin de réduire le risque de contamination par la piroplasmose. Il existe des astuces simples à mettre en place !

  1. Mettre un antiparasitaire externe (pipette, collier) régulièrement à son chien ou donner un antiparasitaire interne (comprimé) afin de le protéger contre les puces, les tiques, les poux et les moustiques. Il ne faut pas hésiter à demander des conseils à un vétérinaire.
  2. Vérifier le pelage du chien après chaque balade. S’il a une tique, il convient de l’enlever avec un tire-tique en prenant le soin de ne laisser aucune partie de la tique dans sa peau. Puis, d’observer son comportement dans les jours qui suivent. La période d’incubation est de 7 à 21 jours. Le mieux est d’éviter les endroits où il y a des hautes herbes et les sous-bois. Il convient également de bien tondre la pelouse et de passer la débroussailleuse dans les coins inaccessibles du jardin.
  3. Consulter régulièrement un vétérinaire. Un contrôle de routine avec une prise de sang du chien et un examen du pelage permet d’agir rapidement en cas de risque de piroplasmose.

Assurance chien : prise en charge de la piroplasmose avec la formule Intégrale (80 %)

Roublard, un chien âgé de 1 an à la piroplasmose. Son propriétaire a payé 75,00 euros chez le vétérinaire. Assur O’Poil lui a remboursé 60,00 euros avec un reste adhérent de 15,00 euros.

Ces informations sont données à titre d’exemple. Le montant des frais peut varier selon les vétérinaires, la prise en charge de la maladie ou l’accident de l’animal

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