La salive du chat peut être dangereuse pour les êtres humains. Mais attention, nul besoin de paniquer ! Certaines bactéries sont naturellement présentes dans sa cavité buccale et en cas de morsure, de griffure ou de léchage, elles peuvent pénétrer une peau lésée chez l’Homme et causer une infection (parfois grave chez certaines personnes). Voici ce qu’il faut savoir !
Sommaire
La salive du chat est-elle dangereuse pour l’humain ?
La salive du chat peut être dangereuse pour l’Homme, mais uniquement dans certaines conditions. Quand le chat lèche une peau où il y a une plaie ou une peau abîmée, des bactéries présentes dans sa bouche peuvent pénétrer l’organisme de l’humain et causer une infection. Une morsure ou une griffure peut également transmettre des bactéries et engendrer une infection.
Parmi les maladies pouvant être transmises, il y a la bactérie Capnocytophaga canimorsus qui est présente dans la cavité buccale du chat et peut engendrer une infection grave (une septicémie, mais c’est rare) notamment chez les personnes immunodéprimées et les autres personnes fragiles. Il y a également la bactérie Pasteurella multocida qui est présente dans la salive du chat et peut entraîner une rougeur, de la douleur, un gonflement, entre autres. Il y a aussi la maladie des griffes du chat (Bartonella henselae) où les griffes sont infectées par sa salive.
Que faire en cas de morsure, griffure ou léchage d’une plaie ?
En cas de morsure d’un chat, il est important de bien se laver les mains avec de l’eau et du savon. Puis, de sécher la plaie et de la recouvrir d’un pansement. Si la morsure s’infecte, contacter un médecin.
En cas de griffure d’un chat, il est indispensable de laver la plaie avec de l’eau et du savon. Puis appliquer un antiseptique et surveiller l’évolution des griffures. En cas de plaies profondes ou situées à proximité d’un œil, contacter un médecin.
En cas de plaie léchée par un chat, il est primordial de la nettoyer avec de l’eau et du savon, de la sécher et de la recouvrir d’un pansement. Surveiller l’évolution et, en cas de doute, contacter un médecin.
Que contient la salive du chat ?
La salive du chat contient de l’eau qui humidifie les aliments et facilite la déglutition ; des protéines et des enzymes qui humidifient la bouche, protègent les tissus de la cavité buccale et se défendent contre les bactéries ; des sels minéraux et des électrolytes (sodium, potassium, calcium, chlorure, phosphates) ; des bactéries pathogènes inoffensives pour le chat mais dangereuses sur les plaies des humains.
Bon à savoir : l’assurance chat Assur O’Poil rembourse les frais vétérinaires en cas de maladies ou d’accidents selon la formule et sous conditions.
Comment limiter les risques liés à la salive du chat ?
Il est possible de limiter les risques liés à la salive du chat grâce à de bonnes pratiques :
- Se laver les mains après avoir manipulé un chat.
- Ne pas laisser un chat lécher les plaies.
- Ne pas jouer avec les mains et les pieds. Utiliser uniquement des jouets pour chat.
- Ne pas laisser les jeunes enfants avec un chat tout seul. Une supervision est nécessaire.
FAQ : les questions les plus posées
La salive d’un chat n’est pas antiseptique, c’est une idée reçue ! Sa cavité buccale contient bien des bactéries pathogènes qui défendent sa bouche, mais ces bactéries peuvent également déclencher une infection chez les humains. Si un chat lèche une plaie, elle ne va pas guérir plus vite, mais potentiellement s’infecter.
Certaines bactéries peuvent être transmises par la salive du chat comme la bactérie Capnocytophaga canimorsus et la bactérie Pasteurella multocida. La maladie des griffes du chat est causée par la bactérie Bartonella henselae qui est liée aux griffes infectées par sa salive. Bien qu’absente en France, la rage chez le chat est une maladie grave et mortelle transmise par une salive infectée.
Un chat peut baver pour plusieurs raisons, notamment quand il ronronne en guise de bien-être ; quand il fait sa toilette pour lubrifier ses poils ; quand il souffre d’un trouble bucco-dentaire ou d’une intoxication. Dans ce dernier cas, une consultation vétérinaire est de mise. Une hypersalivation peut être liée à une gingivite, au tartre, à une parodontite, à l’ingestion d’une substance toxique ou d’un corps étranger.